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RESULTATS FINANCIERS DU 3ÈME TRIMESTRE 2016

La taille du gâteau n’arrête pas de grossir, mais il a un goût amer pour le personnel. Il devient même indigeste !

Resultats

Selon le journal « Les Echos », en conférence de presse, Jean-Laurent Bonnafé s’est félicité des résultats de l’Entreprise au 3ème trimestre, en progression de 3,3% à 1,9 milliards.

Pour ce trimestre, le bénéfice net, hors éléments exceptionnels, atteint 2,2 milliards, soit une hausse de 15%.

Pour les 9 premiers mois de l’année, le Bénéfice Net de BNP Paribas s’établi à 6,3 milliards d’€, en hausse de 3,8%.

Jean-Laurent Bonnafé nous adresse
« un grand merci à tous pour ces résultats de bonne facture »

Et de rajouter, « ces résultats, pour partie, iront aux actionnaires –les dividendes- et pour partie, viendront consolider le bilan de la banque. » Et pour son Personnel ?

POUR LA CGT

La taille du gâteau n’arrête pas de grossir, mais il a un goût amer pour le personnel. Il devient même indigeste !

La Direction juge pourtant qu’une mesure générale pérenne n’est pas envisageable dans le contexte de « très basse inflation » et de « faible croissance économique »

La très forte CROISSANCE du résultat courant de +15%, devrait permettre d’accompagner les remerciements du Directeur Général, de véritables mesures de reconnaissance et d’amélioration des organisations et des conditions de travail.

La Cgt BNP Paribas, le martèlera à chaque occasion.
La D.G doit assumer ses responsabilités, et cesser de nous prendre pour ce que nous ne sommes pas !

DÉCLARATION PRÉALABLE DE LA CGT

Eh bien voilà, les dés sont tombés, mais le sort en est-il définitivement jeté !

Le 20 octobre s’est ainsi achevée la longue marche de NAO, et contrairement à une autre longue marche, historiquement plus célèbre, la nôtre, sans chinoiser, s’est quelque peu cantonnée à des miettes !!

Nous souhaitions un N pour NAO, plutôt que la haine des concessions, nous n’avons eu que des négotions, ce qui finalement, pour la CGT, comme pour beaucoup d’autres organisations syndicales, a laissé l’évident goût d’inachevé( !) pour ces trop fameuses néciations, en deux mots, la fâcheuse impression qu’il manquait quelque chose !

La direction nous a, dit-elle, écouté ! Soit ! mais nous eussions préféré être entendus !

C’est ainsi que ce problème de l’ouïe a débouché sur les mille, alors que les salariés attendaient pour le moins à être un peu plus prospères !!

Quant à mesure pérenne, de la même manière, ce problème d’ouïe a laissé place à « perdre le N » de NAO, laissant sur leur faim, outre certaines organisations syndicales représentatives, l’ensemble des salariés dont les souffrances au quotidien méritaient sans aucun doute, enfin, un vrai moment d’attention !

Au-delà de ces problèmes d’audition, il nous est apparu aussi que la vue faiblissait : une cécité nouvelle devant les conditions de travail de nos collègues qui se dégradent d’années en années et pour lesquelles les promesses souvent réitérées ne sont restées que de vains mots. Cet aveuglement récurrent se traduit par un mécontentement généralisé, un ras le bol de plus en plus exprimé mais aussi le constat affolant de l’OMSAD !

Forte de ne pas sentir non plus très bien la détresse qui s’instaure, aussi, au sein même du personnel, la direction a évoqué lors de ces négotions l’annonce de 1500 embauches sur le périmètre SA, permettant à peine de compenser les départs. Il s’agit simplement donc de stabiliser une situation déjà bien bancale sachant qu’il est tout de même précisé que cette compensation s’effectuera en dehors de fermetures d’agences. Eh bien, en voilà une annonce un rien anxiogène !

Nous passons rapidement sur les problèmes de parole, puisqu’apparemment les informations importantes qui devraient nous être communiquées dans ces instances sont maintenant présentées d’abord à la presse, laquelle, un peu à notre instar, a l’avantage de n’être que consultative ; ainsi en est-il d’un rapprochement avec la MATMUT, d’une réorganisation au sein de BDDF etc, etc.

Sans ouïe, sans vue, sans odorat, notre direction générale se retrouve ainsi privée de nombre de ses sens aussi ne pouvions nous déboucher que sur des NAO insensées !

Il en restera tout de même quelques satisfaits :
  • nos collègues de la « compliance » qui s’éviteront de la sorte de nouveaux contrôles ou consignations et n’auront pas à nous demander de justifier de notre voyage à PANAMA
  • nos actionnaires qui conforteront leurs illégitimes 45% de taxation sur les bénéfices et leur non moins illégitime exigence de rendement de l’ordre de 10% et enfin
  • et c’est bien là le plus rassurant, nos ressources humaines, qui à défaut de chemises arrachées, grâce à leur nauséabond chantage, sont parvenus à arracher un accord et qui n’auront pas à subir les réprobations syndicales comme les RH de chez ING, ces derniers s’indignant du fait qu’une part importante de leurs salariés étaient devenus dépendants de la banque !!

Il a souvent été fait reproche à la CGT, lors de ses déclarations, d’évoquer régulièrement le sujet des NAO, il est fort à parier que 2017 en fasse un bel écho tout en réclamant cette fois-ci de réelles négociations et pas seulement un tour de table pour discuter des propositions de la direction! Aussi dès aujourd’hui reparlerons-nous du besoin de reconnaissance, des postes vacants, rarement remplacés, de l’amélioration de l’organisation et des conditions de travail sans n’imaginer que de modestes corrections et encore de l’abus de travail précaire !

Alors, assurés déjà par la presse que les résultats de ce trimestre seront au rendez-vous, nous allons benoîtement vous écouter vanter le mérite de notre modèle diversifié, vous plaindre, sans vouloir faire trop de vagues, des bas taux et des arrogants régulateurs tout en s’inquiétant de la baisse probable du PNB de chez BDDF. Nous serons, nous, à votre écoute mais ne sommes pas sûrs malgré tout de bien vous entendre !